samedi 30 janvier 2016

GAIA et l'huile de palme

La société belge GAIA, active dans la protection animale, commercialise toujours et ce depuis des années, le Faux Gras alternative au foie gras (qui en soit est une bonne chose) contenant de l'huile de palmiste (provenant de l'amande de la noix de palme).
L'association L'Huile de Palme : NON ! a écrit fin 2014 à GAIA, via une lettre en recommandée, pour connaître leur fournisseur colombien d'huile de palmiste car à part le pays de provenance, GAIA ne donne jamais plus d'informations à chaque fois qu'elle est interrogée sur ce point.

La réponse reçue par lettre n'a rien apporté de plus, GAIA refusant toujours de dévoiler le nom de leur fournisseur qui, d'après elle, change selon l'évolution du marché. Cette lettre s'est révélée également menaçante envers l'association L'Huile de Palme : NON ! en nous invitant à cesser nos "démarches de dénigrement public".
En fait, il n'a pas fallu aller chercher très loin la réponse tant attendue du nom du fournisseur. Elle a été donnée par Tartex, société qui produit le Faux Gras pour GAIA. Tartex a révélé qu'il s'agissait de Daabon, empire colombien politico-mafieux qui n'hésite pas à recourir aux paramilitaires pour exproprier les petits paysans de leurs terres afin de convertir ces dernières en monocultures de palmiers à huile "bio" !

Suite à cette révélation, l'association a une nouvelle fois écrit par lettre à GAIA (photos jointes) apportant la preuve que c'est bien la société Daabon qui produit cette huile de palmiste nocive pour l'environnement, les populations autochtones et la santé.
A ce jour, aucune retour ne nous est parvenu de GAIA…

Si vous souhaitez leur faire part de votre mécontentement et que GAIA abandonne une bonne fois pour toute cette huile de palmiste, n'hésitez pas à vous rentre sur leur page Facebook.

Une pétition est également toujours en cours (n'oubliez pas de confirmer votre signature via le mail envoyé par Mes Opinions sur votre boite mail).




mercredi 13 janvier 2016

Une bonne année 2016 à vous avec Ferrero

Comme l'année dernière Frédéric Thil, patron de Ferrero France, vous souhaite une bonne année à sa manière certes.
Pour lui et tous ses copains de l'huile de palme, ce sera encore une bonne année de déforestation et de profit !
Rassurez-vous ça ne va pas durer encore longtemps, il n'y aura plus de forêt ! Si vous pensez encore que l'huile de palme durable existe, voici un article "Huile de palme "durable" : un outil de greenwashing pour berner le consommateur".

Bonne Chance à tous pour 2016!


jeudi 24 décembre 2015

Joyeuses Fêtes mais pas pour tout le monde ! Merci Milka !

Milka c'est la belle vache violette suisse, celle que l'on a envie de câliner tellement elle est jolie et gentille. Ca c'est le devant de la scène pour que le consommateur lambda court vite au supermarché acheter sa tablette et comme c'est Noël, son calendrier de l'avant et son Père Noël en chocolat. Derrière se cache une réalité moins rose dûe, en partie, à la présence d'huile et de graisse de palme dans les produits de la vache violette.

Milka appartient à l'un des géants de l'agro-alimentaire, le groupe américain Mondelez International (anciennement Kraft Foods), qui détient entre autres Belvita, Côte d'Or, Lu, Tuc, Oreo, Mikado, Cadbury. Mondelez International se fournit principalement en Indonésie et Malaisie mais aussi en Colombie, Mexique, Brésil et Afrique de l'Ouest. Ce groupe est très fier d'annoncer qu'il se fournit en quasi totalité depuis 2013 en huile de palme certifiée RSPO… GreenPalm ! Mais qu'est-ce que le certificat GreenPalm ? Il s'agit d'un des autres tours de passe-passe que la RSPO, les producteurs et les industriels ont trouvé pour berner le grand public ! Un produit estampillé GreenPalm ne veut pas dire qu’il contient de l’huile de palme “durable” (déjà là on fuit) mais que l’industriel a acheté des certificats vendus par un producteur d’huile de palme “durable”. Ces certificats sont mis sur une plateforme de vente (système de la Bourse) et il est impossible pour l’acheteur de connaitre la provenance de l’huile qu’il a contractée et la façon dont elle a été produite.
En 2014, Mondelez International était à 70% d'huile de palme tracée. Pour rappel, il existe 4 niveaux de traçabilité, la plus haute étant "Identity Preserved" qui n'est jamais ou alors à 0,01% atteinte par les producteurs de palmiers à huile. En regardant de plus près les certificats RSPO détenus par le géant américain, la certification RSPO obtenue est "Mass balance" qui signifie qu'une partie de l'huile de palme tracée est mélangée avec de l'huile de palme non tracée. Il s'agit du niveau juste au dessus du certificat GreenPalm.

L'objectif de Mondelez International est une traçabilité à 100% d'ici fin 2015. Sauf que cela veut dire tout et n'importe quoi comme nous venons de le voir. En attendant les forêts primaires et secondaires brûlent, la faune se meurt, les petits paysans sont chassés de leurs terres, les ouvriers exploités et Mondelez International engrange des bénéfices avec un chiffre d'affaire pour 2014 de 34 244 millions de dollars.